Titre : | Prescription des psychotropes | Type de document : | texte imprimé | Auteurs : | Jacques Massol ; Patrick Martin, Directeur de publication, rédacteur en chef ; Association pédagogique nationale pour l'enseignement de la thérapeutique (France), Editeur scientifique | Editeur : | Paris : Maloine | Année de publication : | 2005 | Importance : | 1 vol. (XV-384 p.) | Présentation : | ill. | Format : | 18 cm | ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-224-02672-1 | Note générale : | Bibliogr. Index | Langues : | Français | Mots-clés : | psychotropes : prescription | Index. décimale : | 615.7 Pharmacodynamique : action des médicaments. Différents types (sédatifs, analgésiques, stimulants) | Résumé : | Les médicaments psychotropes ont véritablement révolutionné l'évolution des maladies mentales et leur image dans le public.
Au début du siècle, les seules thérapeutiques appliquées aux maladies mentales étaient des sédatifs sans spécificité (barbituriques, dérivés opiacés) qui apaisaient l'agitation, l'angoisse, la prégnance délirante sans posséder une réelle activité curative sur les symptômes.
En 1938, la première véritable thérapeutique fut l'électro-convulsivothérapie mais ses indications privilégiées n'étaient pas encore bien cernées. Son utilisation extensive, voire abusive, ses modalités de réalisation, ses effets secondaires altéraient son statut de « thérapeutique » et la faisaient rejeter par les patients et leurs familles.
C'est véritablement en 1952 que naissent les chimiothérapies psychotropes avec la découverte des propriétés neuroleptiques de la chlorpromazine par Delay et Deniker.
Certes, les psychiatres militaires (Hauron, Paraire et al.) avaient utilisé cette substance mais comme potentialisateur des électrochocs et d'autres sédatifs co-prescrits.
Delay et Deniker ont bien repéré les propriétés thérapeutiques intrinsèques de cette nouvelle molécule. Dès 1952, ils décrivent avec précision les différentes activités cliniques, les symptômes cibles, les inconvénients et les règles de prescription concernant la chlorpromazine. Les propriétés thérapeutiques s'exercent particulièrement sur l'agitation, l'excitation, la confusion et l'activité délirante. Les syndromes dépressifs, notamment mélancoliques, semblent peu influencés, d'après les auteurs.
La découverte de deux types d'antidépresseurs, les tricycliques et les IMAO en 1957, apporte une arme chimique efficace contre les syndromes dépressifs et en prescription prolongée sur leurs récidives. On reconnaîtra aux molécules antidépressives des propriétés soit désinhibitrices, soit anxiolytiques et plus tard également leur efficacité dans les troubles obsessionnels compulsifs.
Enfin, la découverte des anxiolytiques puis des régulateurs de l'humeur va utilement compléter la gamme des chimiothérapies psychotropes.
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Prescription des psychotropes [texte imprimé] / Jacques Massol ; Patrick Martin, Directeur de publication, rédacteur en chef ; Association pédagogique nationale pour l'enseignement de la thérapeutique (France), Editeur scientifique . - Paris : Maloine, 2005 . - 1 vol. (XV-384 p.) : ill. ; 18 cm. ISBN : 978-2-224-02672-1 Bibliogr. Index Langues : Français Mots-clés : | psychotropes : prescription | Index. décimale : | 615.7 Pharmacodynamique : action des médicaments. Différents types (sédatifs, analgésiques, stimulants) | Résumé : | Les médicaments psychotropes ont véritablement révolutionné l'évolution des maladies mentales et leur image dans le public.
Au début du siècle, les seules thérapeutiques appliquées aux maladies mentales étaient des sédatifs sans spécificité (barbituriques, dérivés opiacés) qui apaisaient l'agitation, l'angoisse, la prégnance délirante sans posséder une réelle activité curative sur les symptômes.
En 1938, la première véritable thérapeutique fut l'électro-convulsivothérapie mais ses indications privilégiées n'étaient pas encore bien cernées. Son utilisation extensive, voire abusive, ses modalités de réalisation, ses effets secondaires altéraient son statut de « thérapeutique » et la faisaient rejeter par les patients et leurs familles.
C'est véritablement en 1952 que naissent les chimiothérapies psychotropes avec la découverte des propriétés neuroleptiques de la chlorpromazine par Delay et Deniker.
Certes, les psychiatres militaires (Hauron, Paraire et al.) avaient utilisé cette substance mais comme potentialisateur des électrochocs et d'autres sédatifs co-prescrits.
Delay et Deniker ont bien repéré les propriétés thérapeutiques intrinsèques de cette nouvelle molécule. Dès 1952, ils décrivent avec précision les différentes activités cliniques, les symptômes cibles, les inconvénients et les règles de prescription concernant la chlorpromazine. Les propriétés thérapeutiques s'exercent particulièrement sur l'agitation, l'excitation, la confusion et l'activité délirante. Les syndromes dépressifs, notamment mélancoliques, semblent peu influencés, d'après les auteurs.
La découverte de deux types d'antidépresseurs, les tricycliques et les IMAO en 1957, apporte une arme chimique efficace contre les syndromes dépressifs et en prescription prolongée sur leurs récidives. On reconnaîtra aux molécules antidépressives des propriétés soit désinhibitrices, soit anxiolytiques et plus tard également leur efficacité dans les troubles obsessionnels compulsifs.
Enfin, la découverte des anxiolytiques puis des régulateurs de l'humeur va utilement compléter la gamme des chimiothérapies psychotropes.
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