https://univ-bejaia.dz/revue/rhm/issue/feed La Revue d’Histoire Méditerranéenne 2026-01-09T11:58:07+08:00 Pr. AIT MEDDOUR Mahmoud rhm@univ-bejaia.dz Open Journal Systems <p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #84684c;">Revue indexée de classe B. <span style="font-size: small;">ISSN (Print): 2716-764X ISSN (Online): 2716-7747</span></span></strong></p> <p style="text-align: justify;"><span style="color: #84684c;">La Revue d’Histoire Méditerranéenne</span> est une revue semestrielle de la faculté des sciences humaines et sociales de l’université de Bejaia. Elle est indexée dans les bases d'indéxations européennes suivantes:<strong> Scopus, ERIH Plus, et ShérpaRoméo.</strong> La revue est quintilingue, donc ouverte aux contributions en langues : Amazigh, Arabe, Anglais, français et Espagnol.</p> https://univ-bejaia.dz/revue/rhm/article/view/770 De quel génocide la colonisation de l’Algérie est-elle le nom ? Problématique de l’écriture de l’histoire de la colonisation en Algérie 2026-01-09T00:16:53+08:00 Hosni KITOUNI kitouni_h@yahoo.fr <p>La colonisation de l’Algérie, première colonisation de peuplement européenne d’un pays frontalier, africain et musulman par la France, se distingue par l’ampleur des violences destructrices de son processus de colonisation et de décolonisation. Malgré son importance historique, elle reste sous-étudiée, notamment en ce qui concerne le rôle du peuplement invasif, la question de la terre et les formes de racialisation. Un biais francocentrique dominant entrave la recherche, ignorant les apports théoriques internationaux sur la colonisation de peuplement, le génocide et le racisme systémique.</p> <p>Cet article expose les biais francocentristes dominants qui orientent aujourd’hui la recherche historique et lui fixent ses cadres et ses perspectives empêchant &nbsp;l’ouverture vers des savoirs autres notamment ceux venant de pays et de peuples ayant vécu des expériences similaires à ceux de l’Algérie. Cette fermeture épistémologique volontairement entretenue en France au niveau universitaire et éditorial s’agissant notamment de l’histoire de la colonisation, a rendu pratiquement impossible depuis la fin des années 1970 la prise en compte des avancées théoriques remarquables telles&nbsp; que le courant des <em>Subaltern Studies</em> réunissant&nbsp; des chercheurs&nbsp; autour &nbsp;de&nbsp; Ranajit Guha&nbsp; et promouvant une histoire non-élitaire, restituant aux subalternes leur rôle d’agents historiques produisant leur propre savoir de libération&nbsp;;&nbsp; de même &nbsp;l’historiographie française est restée étrangère &nbsp;aux avancées des chercheurs outre-Atlantique sur la question de la colonisation de peuplement (<em>Settler Colonial Studies</em>) champ de savoir spécifique, ayant en sa centralité la lutte pour la terre&nbsp; engendrant une logique &nbsp;d’élimination en tant que dynamique centrale de remplacement d’un peuple par un autre; &nbsp;avancées qui ont remis au cœur du débat historique la question du génocide en réactualisant la pensée de Raphael Lemkin tout en redonnant force d’analyse au sous concept de génocide culturel et en élargissant le champ de son applicabilité à la colonisation.</p> <p>Pour toutes ces raisons cette étude pose les conditions et préalables théoriques vers une &nbsp;véritable décolonialité de l’histoire prolongeant ainsi l’appel lancé par feu Mohamed Cherif Sahli en 1964 déjà, pour une «&nbsp;révolution copernicienne dans le champ des études historiques. Défranciser l’histoire de la colonisation, remettre les Algériens au cœur de leur histoire, mobiliser les cadres d’analyse appropriés issus des savoirs décoloniaux, tels sont les enjeux qui s’imposent aux historiens algériens de la période coloniale.</p> <p><strong>Mots-clés :</strong> Colonisation, Génocide, Colonisation de peuplement, défrancisation.</p> 2026-01-09T00:00:00+08:00 (c) Tous droits réservés 2026 https://univ-bejaia.dz/revue/rhm/article/view/771 La violence symbolique et la colonisation des noms 2026-01-09T00:21:47+08:00 Benjamin Claude BROWER benbrower@utexas.edu <p>Cet article explore le rôle des historiens face à la violence multiforme du colonialisme français en Algérie, en se concentrant particulièrement sur la violence symbolique exercée à travers la transformation des noms personnels. Dépassant les récits conventionnels du colonialisme centrés sur la force militaire ou la domination physique, il examine comment les autorités coloniales ont redéfini l’identité symbolique et juridique des Algériens par l’imposition des pratiques onomastiques françaises. L’objectif central de cette recherche est de comprendre comment la nomination est devenue un outil du pouvoir colonial — perturbant les systèmes de parenté, obscurcissant les lignées, et contribuant aux structures plus larges de dépossession et de domination culturelle. Méthodologiquement, cette étude adopte une approche historique critique qui mobilise à la fois la recherche dans les archives, la théorie psychanalytique et la théorie postcoloniale. Elle s’appuie sur des sources administratives coloniales ainsi que sur les réflexions de penseurs algériens — écrivains, historiens, psychanalystes — pour interroger la manière dont l’identité a été codifiée et fracturée à travers les documents juridiques.</p> <p>Le cadre théorique est éclairé par les travaux psychanalytiques de Karima Lazali, les interventions éthiques d’Omnia El Shakry, ainsi que par les écrits d’Assia Djebar et de Frantz Fanon sur la violence coloniale et l’identité. Le corpus se compose des registres d’état civil de l’époque coloniale, de pétitions, de décrets et de textes juridiques du XIXe et du début du XXe siècle, ainsi que d’études historiques. L’analyse met en lumière la manière dont des millions d’Algériens ont été enregistrés sous de nouveaux noms, au format français, composés d’un prénom et d’un patronyme. Ces noms ne constituaient pas de simples translittérations des noms algériens existants, mais des actes symboliques de rupture — détachant les individus de leur nasab (lignée) et les reconfigurant comme sujets juridiques isolés au sein de l’ordre colonial.</p> <p>L’étude montre que cette transformation des noms a opéré comme une forme de violence symbolique aux effets bien réels : affaiblissement des structures familiales, facilitation de la dépossession foncière à travers des lois telles que la loi Warnier de 1873, et inscription des Algériens dans un régime juridique et symbolique coercitif. Bien que ce processus n’ait pas impliqué de violence physique directe, il a joué un rôle fondamental dans le projet colonial de domination. En critiquant une historiographie positiviste qui néglige souvent les dimensions symboliques et psychiques du pouvoir colonial, cet article plaide pour une méthodologie historique informée par la psychanalyse, attentive aux voix réduites au silence et aux archives de la perte. Il affirme que les historiens ont une responsabilité éthique non seulement envers les sources écrites et les normes professionnelles, mais aussi envers les personnes et identités que ces archives excluent ou déforment. Se souvenir des noms des morts devient alors une exigence politique et éthique — partie intégrante d’un projet plus large de décolonisation de la mémoire et de reconstruction des subjectivités historiques à partir des ruines de la violence coloniale.</p> <p><strong>Mots-clés&nbsp;:</strong> Violence symbolique, noms personnels, colonisation, historiographie de l’Algérie.</p> 2026-01-09T00:00:00+08:00 (c) Tous droits réservés 2026 https://univ-bejaia.dz/revue/rhm/article/view/772 La lumière sur la conquête et la colonisation de l’Algérie, un combat pour l’Histoire 2026-01-09T00:28:50+08:00 Alain RUSCIO ruscioalain@gmail.com <p>La conquête de l’Algérie est un évènement capital dans l’histoire d’Algérie contemporaine. Connaître tout ce qui l’entoure peut nous permettre de comprendre l’évolution de ce pays depuis 1830 et plus particulièrement, voir combien la conquête et la colonisation de l’Algérie était d’une grande dureté.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p> <p>Pour la majorité des Français, l’expression « Guerre d’Algérie » renvoie aux durs combats qui&nbsp;opposèrent derniers partisans français du colonialisme et indépendantistes algériens entre 1954&nbsp;et 1962. Et si le vocabulaire devait être remis en cause ? Et si la chronologie devait être revue ?&nbsp; Ces conquérants&nbsp;se sont opposés à des Algériens décidés à les empêcher de s’installer en Algérie. Le plus connu des résistants fut l’Émir abd el-Kader qui, durant quinze ans essayaient de stopper l’avancée des Français vers les villes de l’intérieur. En vérité, il réussit à retarder l’occupation du pays durant quelques années. Il ne fut pas le seul&nbsp;: avant ou après lui, il y avait les résistances d’Ahmed Bey, du chérif Boumaza, de Boubaghla, de Bouzian…Les Français réussirent à occuper l’Algérie du Nord grâce à la stratégie de Bugeaud basée sur l’utilisation massive des razzias et le recours aux enfumades, aux exterminations localisées et à la destruction des sources de moyens de vie. Durant deux décennies, la guerre faisait rage, une guerre dont souffrirent certes les combattants mais surtout, côté&nbsp;algérien, les populations civiles, déracinées, violentées, décimées, au sens premier du terme.</p> <p>&nbsp;«&nbsp;L’armée, faite féroce par l’Algérie » écrivait Victor Hugo en 1852. C’est ce conflit, ainsi que le&nbsp;processus d’expropriation des paysans algériens, progressivement remplacés par des colons&nbsp;venus de toute l’Europe, parfois eux-mêmes pauvres hères misérables, que l’auteur a analysé&nbsp;et qu’il résume ici, renouvelant en grande partie l’historiographie, en tout cas française, sur la&nbsp;question.</p> <p>Le corpus utilisé est varié. En premier lieu, il y avait ces discours prononcés à l’assemblée française par certains hommes politiques et militaires au milieu de la conquête de l’Algérie à l’image de Bugeaud et Lamartine. En seconde lieu, il y avait le recours à quelques études comme celle de Kamel Kateb «&nbsp;Européens, “indigènes“ et juifs en Algérie (1830-1962)&nbsp;» et celle d’Alain Ruscio <em>«</em> La Première guerre d’Algérie. Une histoire de conquête et de résistance&nbsp;».</p> <p>Comme résultats de l’étude, le lecteur peut facilement déduire que la conquête de l’Algérie était d’une rare violence et la population civile qui a pu échapper à la mort, est retombée dans la misère. La politique coloniale de violence et d’imposition d’un régime basé sur la discrimination entre les colons et les Algériens avaient duré tout au long de la présence française.</p> <p><strong>Mots clefs&nbsp;:</strong> la conquête, Colonisation française, La politique répressive, La résistance algérienne.</p> 2026-01-09T00:00:00+08:00 (c) Tous droits réservés 2026 https://univ-bejaia.dz/revue/rhm/article/view/773 Le maintien de l’ordre par la terreur sous administration coloniale française au Cameroun (1945-1956) 2026-01-09T00:33:34+08:00 Ferdinand Marcial NANA marchalnana@yahoo.com <p>Cette présente réflexion intitulée « Le maintien de l’ordre par la terreur sous administration coloniale française au Cameroun (1945-1956) » a pour objectif de mettre en exergue&nbsp; un aspect fondamental, mais pas suffisamment connu du passage de la France au Cameroun à savoir l’usage disproportionné de la répression et la violence administrative pour réduire toute tentative d’autodétermination après la Deuxième Guerre mondiale. Elle se situe dans le cadre de la commémoration du 80ème anniversaire des évènements de mai 1945 en Algérie notamment de Sétif et de Kherrata. En effet, pour des raisons sécuritaires et stratégiques, l’administration coloniale française adopte une démarche qui ne laissait aucune chance aux mouvements de contestation de prospérer. Elle n’hésite pas à déployer des moyens de guerre pour réprimer violemment les manifestations. Ainsi, lors des évènements de septembre 1945, de mai 1955 et de décembre 1956, elle mobilise tout un arsenal militaire et bénéficie du soutien des colons qui souhaitaient garder une mainmise sur les potentialités économiques de ce pays. La France actionne également la répression à travers le recours aux soldats venus d’autres territoires, en plus du mitraillage des populations civiles, l’utilisation de l’aviation pour tirer depuis des airs, la distribution des armes aux civils européens et les exécutions sommaires.&nbsp;</p> <p>Notre recherche pose de ce fait la problématique des crimes de la France coloniale au Cameroun à partir de 1945 du point de vue de la démarche adoptée entreprise par l’administration française pour accueillir la montée des manifestations anticoloniales à partir de 1945, les stratégies déployées pour réduire au silence les protestataires ainsi que les conséquences sur le dynamisme du mouvement nationaliste camerounais. Pour y parvenir, nous adoptons la démarche pluridisciplinaire et la sociohistoire pour montrer qu’en matière de maintien de l’ordre la France use de tous les moyens pour réduire au silence les initiatives locales de protestation de l’arbitraire colonial.</p> <p>Le corpus mobilisé est constitué des ouvrages, des articles, des rapports, des bulletins d’opération et des archives collectées dans les centres de documentation&nbsp; au Cameroun et à l’étranger. Il ressort que, la France coloniale au Cameroun institutionnalise des moyens de répression&nbsp; et les massacres de septembre 1945 et la principale répercussion est la réduction de toute tentative d’autodétermination par la terreur, notamment lors des évènements de septembre 1945, de mai 1955 et le massacre à Ekité de décembre 1956.</p> <p><strong>Mots-clés</strong> : Cameroun, Terreur, Maintien de l’ordre, Massacre.</p> 2026-01-09T00:00:00+08:00 (c) Tous droits réservés 2026 https://univ-bejaia.dz/revue/rhm/article/view/777 Massacres du mai 1945 en Algérie : le complot prémédité ? 2026-01-09T01:42:47+08:00 Kamel BENIAICHE kamelbeniaiche@gmail.com <p>Cette étude essaie d’apporter du neuf sur un fait qui a attiré l’intérêt des historiens en l’occurrence les évènements du 08 mai 1945. Cela peut être possible en présence de documents d’archives importants.</p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le mardi 8 mai 1945, la population algérienne, comme celle du reste du monde, célèbre la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie. Mais, au-delà de la joie générale, beaucoup d’Algériens voient cette journée comme une occasion d’exprimer leurs aspirations à la liberté et à l’indépendance. À Sétif, un cortège organisé par des militants nationalistes défile dans les rues, arborant des drapeaux algériens et des banderoles réclamant la fin du colonialisme. La tension monte rapidement lorsque les forces de police, épaulées par des colons armés, tentent de s’emparer de l’emblème national</p> <p>Un coup de feu retentit en direction de Saal Bouzid, un jeune Algérien qui avait repris le drapeau national de la main d’Aissa Cheraga. Ce coup de feu déclenche le bain de sang : les manifestants jettent des pierres, la police et les gendarmes ouvrent le feu. Le chaos s’installe dans la ville, et la répression prend rapidement une ampleur massive. Les forces coloniales utilisent des armes de guerre : fusils, mitrailleuses et parfois même artillerie légère. Les violences s’étendent aux villages alentours.</p> <p>Parallèlement, des milices de colons, organisent des raids punitifs dans les campagnes, incendiant des maisons et tuant sans distinction hommes, femmes et enfants. Les autorités coloniales, redoutant l’élan nationaliste, auraient attendu un prétexte pour frapper durement et briser toute velléité de soulèvement. De nombreux Algériens du 7e RTA avaient combattu dans l’armée française pendant la Seconde Guerre mondiale, espérant obtenir en retour des réformes politiques et un avenir meilleur. Leur colère et leur désillusion s’accentuent face à la brutalité de la répression et à l’ampleur de l’horreur découverte.</p> <p>La plupart des organes de presse de l’époque présentent les Algériens comme des « insurgés sanguinaires » et minimisant le nombre de victimes. Des décennies plus tard, les témoignages recueillis contredisent cette version : ils évoquent des rafles massives, des tortures, des exécutions sommaires et des disparitions forcées. La participation active des Européens armés ne faisait pas doute, malgré l’ignorance remarquée dans les archives officielles.</p> <p>La méthode d’analyse consiste à la reconstitution des faits en respectant la chronologie et en essayant d’expliquer le sens d’un tel évènement et particulièrement qui a poussé la France à commettre un tel massacre.</p> <p>Le corpus utilisé est riche. Il se compose de documents officiels français : rapports militaires, coupures de journaux, notes administratives, une documentation récupérée au centre d’archives d’outre-mer. Il y a également des études académiques comme celles de J.P Peyroulou, Jean Louis Plache , Mekhalid Boucif , Mahfoud Kheddache , Ainad-Tabet.</p> <p>Le 08 mai 1945 est une date clés dans l’évolution du mouvement national. Il y a désormais l’avant et l’après 08 mai 1945. Les acteurs du courant indépendantistes ont su tirer les enseignements nécessaires pour suite de leur combat : il n’est plus question de recours aux manifestations de masse ou d’attendre une éventuelle libération venant des Français. Le salut passe par la lutte armée.</p> 2026-01-09T00:00:00+08:00 (c) Tous droits réservés 2026 https://univ-bejaia.dz/revue/rhm/article/view/775 « Les exterminations totales » et « les massacres massifs » des débuts de l’occupation d’Algérie (1830 – 1849) : Violence ciblée ou concours de circonstance ? 2026-01-09T01:03:03+08:00 Mahmoud AIT MEDDOUR m.aitmeddour@univ-bouira.dz <p>Les premières années d’occupation étaient des années d’indécision quant à l’avenir de la colonie. Des premières violences de la prise d’Alger en 1830 en passant par les massacres d’El Oufia en 1832,&nbsp; enfumades, les razzia et l’extermination de Zaatcha, l’Algérie semblait être un laboratoire d’expériences coloniales. Exterminer, détruire et briser le tissu social par les <em>razzia</em>, soumettre par la violence ou concilier la population, mais en&nbsp; résultat final, le bilan avait été un désastre&nbsp;: des massacres massifs qui effleurent l’extermination. Les récits français avaient longtemps mis à la marge les <u>faits</u> de violence à laquelle s’en étaient accommodée même les forces progressistes comme un impératif de domination.</p> <p>L’étude a pour objet d’étudier la violence sous un angle de stratégie coloniale,&nbsp; pour répondre à la question problématique suivante&nbsp;: les massacres de masse menés par les militaires français ont-ils été des violences ciblées ou étaient le fait d’un concours de circonstance&nbsp;?En s’appuyant sur l’analyse critique des impressions des acteurs et des témoins des violences et aux données de l’analyse descriptive des scènes de violences et de leurs circonstances, la méthode comparative pour croiser les différents témoignages des acteurs des massacres coloniaux en Algérie avec les révélations des études récentes basées sur des documents d’archives, nous tenterons d’expliquer les tenants et les aboutissants d’un fait colonial resté longtemps cantonné dans les périphéries de l’histoire de la France.</p> <p>Pour réaliser la recherche, nous nous sommes appuyés sur des sources imprimées anciennes comme Montagnac&nbsp;:&nbsp;«&nbsp; Lettres d’un soldat&nbsp;», Ancien capitaine des Zouaves&nbsp;:&nbsp;«&nbsp; Les grottes de Dahara, récit historique&nbsp;», Plée Léon&nbsp;: «&nbsp;Abdel-Kader, nos soldats, nos généraux et la guerre d'Afrique&nbsp;» et autres. Nous nous sommes aussi appuyés sur des études récentes comme celles de Hosni Kitouni&nbsp;: «&nbsp;le désordre colonial&nbsp;» et «&nbsp;Histoire, mémoire et colonisation&nbsp;», d’Olivier Le Cour Grandmaison&nbsp;: «&nbsp;Coloniser, exterminer&nbsp;: sur la guerre et l’État colonial&nbsp;», de Settar Ouatmani&nbsp;: Zaatcha en 1849&nbsp;, histoire d’une révolte&nbsp;» et autres.</p> <p>Au terme de l’étude, nous avons conclu que les scènes de massacres massifs ou d’extermination totales durant les vingt premières années seulement d’occupation traitées dans cet article sont suffisantes pour dresser un portrait macabre de la guerre totale. Certains l’ont juste fait pour satisfaire leur ego, recevoir des éloges ou bien juste des promotions, d’autres l’ont fait pour venger leur amour propre comme dans le cas des Ouffia. Les plus rationnels l’ont fait pour les impératifs de la colonisation.&nbsp;De violence simple&nbsp; à l’extermination totale, l’objectif était toujours bien visible&nbsp;: l’exploitation d’un peuple.</p> 2026-01-09T00:00:00+08:00 (c) Tous droits réservés 2026 https://univ-bejaia.dz/revue/rhm/article/view/776 جرائم 08 ماي 1945م بقالمة، سطيف وخراطة من خلال أرشيف هيئة أركان الحرب الفرنسية 2026-01-09T01:32:10+08:00 زيدين قاسيمي z.kacimi@univ-bouira.dz <p>يعد موضوع مجازر الثامن ماي موضوعا خصبا تناوله العديد من الباحثين والمؤرخين ومتخصصين آخرين في حقل التاريخ والقانون ومجالات أخرى، وقد لجأ الكثير منهم إلى استخدام الشهادات وبعض الوثائق الأرشيفية التي صدرت عن مراكز شرطة الاحتلال آنذاك. وفي هذا الصدد يندرج هذا البحث الذي يهدف إلى الكشف عن وثائق جديدة تتعلق بمجريات الوقائع في كل من مناطق سطيف، قالمة وخراطة قبل وأثناء وبعد الثامن ماي 1945م. كما أننا نسعى من وراء هذه المساهمة إلى ابراز، من خلال الأرشيف، كيف أن سلطات الاحتلال بصفة عامة والسلطات العسكرية بصفة خاصة وضعت خططا لقمع الجزائريين قبل يوم اندلاع المظاهرات ودبرت تنفيذ الجرائم عبر عمليات حضرتها مسبقا.</p> <p>&nbsp;وتحمل هذه الدراسة أهدافا أخرى تتمحور في الكشف عن دور السلطات العسكرية التي نسقت مع السلطات المدنية في هدر دماء أكبر عدد ممكن من الجزائريين العزل بنية وقصد، كما يسعى هذا الموضوع أيضا إلى تبيان التنسيق الدقيق بين مختلف القوى الاستعمارية البرية، الجوية والبحرية الذي استخدم مختلف الوسائل والأسلحة لارتكاب المجازر الرهيبة، كما أننا نسعى إلى إبراز الإجراءات والتدابير المتخذة في كل مرحلة من مراحل التحضير والقيام بالجرائم.</p> <p>ولمعالجة هذا الموضوع طرحنا الإشكالية التالية:</p> <p>&nbsp;إلى أي مدى تتحمل السلطات العسكرية مسؤولية مجازر الثامن ماي 1945م؟&nbsp;</p> <p>&nbsp;و من أجل تسهيل معالجتها فككناها هذه الإشكالية إلى أسئلة فرعية حصرناها فيما يلي:</p> <p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ما هي الإجراءات التي اتخذتها السلطات العسكرية في الجزائر قبل مظاهرات الثامن ماي بالجزائر عموما وفي مناطق سطيف، قالمة وخراطة خصوصا؟</p> <p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; فيما تتمثل الخطط العسكرية التي طبقتها السلطات العسكرية الاستعمارية لقمع هذه المظاهرات من خلال الوثائق العسكرية؟ وما هي الدلالات التي تحملها هذه الأخيرة؟</p> <p>وللإجابة عن هذه الاشكالية لجأنا إلى توظيف المنهج التاريخي الوصفي الذي استخدمناه في وصف المنطقة وأوضاعها، والمنهج التحليلي الذي استعنا به في تحليل الأحداث التاريخية وتوضيح سياقاتها وتقاطعاتها المختلفة وإبراز خريطة الجرائم بالمنطقة وفي الاستنتاجات التي تحصلنا عليها.</p> <p>وقد تطرقنا في هذا البحث إلى الدراسات السابقة التي تناولت موضوع مجازر الثامن ماي بالجزائر قبل أن نقف على ماهية ومضمون الوثائق الأرشيفية التي استخدمناها. فركزنا على تحليل الوثائق لتبيان الأوضاع العامة في الجزائر من خلال معطيات الوثائق، ثم وضحنا الإجراءات والخطط المتخذة من قبل السلطات العسكرية فأبرزنا مدى ضلوعها في المجازر المرتكبة من أجل ردع الجزائريين لاستعادة هيبة فرنسا أمامهم. وبيننا الأهداف والأبعاد التي تحملها هذه العمليات في مجالات متعددة وعلى مدار شهري ماي وجوان من عام 1945م.</p> <p>وتوصلت هذه الدراسة الى الكشف عن كيفية إعداد فرنسا واستعدادها لارتكاب الجريمة قبل المظاهرات من خلال الأرشيف المشار إليه أعلاه، وكيف انكرت ذلك متهمة الشعب الجزائري بالتضلع في دوامة العنف وقتل الأوربيين وأعوان الأمن وهي من ألَّبت الأوربيين وسلحتهم ضد الجزائريين واستقدمت مختلف الوحدات العسكرية واستخدمت كل أنواع الأسلحة التي كانت في حوزتها البرية منها والجوية والبحرية.</p> 2026-01-09T00:00:00+08:00 (c) Tous droits réservés 2026