Abstract:
Ce mémoire s'attache à comprendre les mécanismes de résilience chez les élèves ayant échoué à l'examen du baccalauréat, un moment charnière du parcours scolaire L'objectif principal est de comprendre comment ces jeunes parviennent à faire face à cet échec académique, quelles ressources ils mobilisent, et de quelle manière ils reconstruisent leur trajectoire après cet événement difficile. L'échec au baccalauréat peut entraîner une remise en question de soi, une baisse de l'estime personnelle, voire un sentiment d'exclusion sociale. Cependant, certains élèves réussissent à dépasser cette épreuve grâce à des facteurs internes (comme la motivation, l'optimisme ou la capacité d'introspection) et externes (comme le soutien familial, l'entourage amical, ou l'accompagnement institutionnel). Pour analyser ces dynamiques, nous avons opté pour une méthode clinique descriptive fondée sur des études de cas approfondies. Les outils utilisés sont l'entretien clinique semi-directif, permettant d'explorer le vécu subjectif de l'échec, ainsi que l'échelle de résilience de" Lamia QAIS (2012) " qui permet d'évaluer le niveau de résilience des participants. Les résultats montrent que malgré l'impact émotionnel et psychologique de l'échec au baccalauréat, certains élèves développent une véritable capacité de rebond. Cette résilience se manifeste par une réorganisation de leurs objectifs, l'élaboration de nouveaux projets (professionnels ou personnels), et une réévaluation du sens de leur parcours. Ces jeunes parviennent progressivement à intégrer l'échec comme une étape, parfois nécessaire, dans leur processus de maturation et de développement personnel. Ainsi, la résilience apparaît comme un processus dynamique, favorisé par un environnement soutenant, une perception réaliste de la situation et une disposition à se projeter dans l'avenir malgré les difficultés rencontrées.