Abstract:
Les infections nosocomiales, en particulier celles liées à l’utilisation de cathéters intraveineux,
constituent une problématique majeure en milieu hospitalier. Cette étude, menée au CHU
Khellil Amrane de Béjaïa, a évalué la contamination des dispositifs intravasculaires à travers
l’identification des souches bactériennes, leur capacité à former des biofilms et leur profil de
résistance aux antibiotiques. Sur les 71 prélèvements analysés, 101 souches ont été isolées, avec
une prédominance de Staphylococcus aureus, Escherichia coli et Pseudomonas aeruginosa. La
méthode du Congo Red Agar a révélé que 64,4 % des souches étaient capables de produire un
biofilm, augmentant ainsi leur virulence. Les tests de sensibilité ont mis en évidence une
inquiétante multirésistance, notamment chez les entérobactéries, bien que certaines molécules
comme l’imipenème restent efficaces. Ces résultats soulignent l’importance cruciale d’une
hygiène rigoureuse, d’un usage raisonné des antibiotiques et d’une surveillance
microbiologique régulière pour limiter la dissémination des germes pathogènes. L’approche
intégrée microbiologie, prévention et antibiothérapie apparaît indispensable pour maîtriser les
infections liées aux cathéters.