Abstract:
Il s’agit dans ce mémoire de démontrer que La Tresse de Laetitia Colombani s’inscrit dans une esthétique littéraire centrée sur l’écriture de la marge. L’introduction trace l’itinéraire de cette étude, en mettant en évidence la problématique et les hypothèses, à savoir : Comment l’écriture de la marge se manifeste-t-elle dans La Tresse de Laetitia Colombani ?
Dans le premier chapitre, nous analysons les éléments paratextuels, en particulier le titre, la première et la quatrième de couverture, en nous appuyant sur les théories de Gérard Genette. Cette démarche vise à démontrer que l’écriture de la marge s’inscrit dès les seuils du texte, révélant ainsi une esthétique marginale au coeur même du paratexte.
Le deuxième chapitre se consacre à l’analyse des personnages des trois héroïnes : Smita, Giulia et Sarah. Ces personnages féminins incarnent différentes formes de marginalisation sociale, culturelle et économique, et leurs parcours traduisent une quête d’émancipation.
Le troisième chapitre explore la stratégie narrative de Laetitia Colombani. Nous montrons comment l’autrice, en s’éloignant des conventions littéraires traditionnelles, propose une narration innovante qui tisse les récits de ses trois protagonistes pour refléter une esthétique de la marge.
Enfin, une perspective complémentaire est envisagée à travers l’analyse de l’adaptation cinématographique de La Tresse. Nous examinons les choix esthétiques et narratifs effectués pour transposer l’oeuvre à l’écran.