Abstract:
Ce mémoire explore l’écriture de la violence dans la littérature algérienne francophone
contemporaine à travers l’analyse du roman La Religion de ma mère de Karim Akouche. L’étude met
en lumière comment l’auteur utilise une écriture hybride, mêlant récit picaresque, prose poétique et
satire politique, pour représenter les multiples formes de violence – historique, sociale, religieuse et
identitaire – qui ont marqué l’Algérie, notamment durant les années 1990. L’écriture devient ici un
acte de résistance et de résilience, transformant la souffrance collective en parole libératrice et
poétique. Le travail s’articule autour de trois axes : la mise en scène de la violence historique et
idéologique, la représentation de la violence symbolique dans les relations familiales et identitaires, et
enfin l’écriture comme lieu de libération et de reconstruction identitaire. Ce mémoire montre que le
roman d’Akouche dépasse le simple témoignage pour devenir un espace où la littérature permet de
nommer le trauma, de dénoncer les oppressions et d’inventer une langue nouvelle pour faire entendre
la voix des sans-voix