Abstract:
Le miel de la sieste, cet énième roman de Amine Zaoui est, à l’instar de ses semblables, non seulement un texte déconcertant mais aussi gênant notamment pour un lecteur non averti et ayant baigné dans un environnement social conservateur comme l’est la société algérienne. Sa construction que l’on qualifierait de bric-à-brac donne l’impression d’assister à un spectacle de carnaval où rien n’est identifiable aisément. Derrière le méli-mélo se donne à voir la figure d’un personnage mythique très connu depuis les travaux de Friedrich Nietzsche, à savoir Dionysos. L’histoire, quant à elle, est, pour le moins qu’on puisse dire, une série d’obscénitéS auxquelles se livre le personnage dont le comportement hideux rappellerait fortement OEdipe. Le célèbre fils de Laïos et de Jocaste qui a tué son père et a épousé sa mère. Notre recherche, après avoir approché les deux personnages de près, a été l’occasion pour nous de saisir ne serait-ce qu’une toute petite partie de la pensée de l’auteur qui, d’après nous, a voulu, par l’exploitation de ces deux figures sans père ni repères, exposer la problématique de la communauté juive d’Algérie.