| dc.description.abstract |
Les souches multirésistantes d’Escherichia coli constituent un enjeu majeur pour la santé publique et
vétérinaire. Afin d’identifier des alternatives à l’antibiothérapie conventionnelle, cette étude a évalué l’activité
antibactérienne de bactéries lactiques et d’extraits de plantes médicinales (ronce, églantier) sur treize isolats de
souche prélevés en milieux marin, clinique et alimentaire.
Les isolats ont d’abord été soumis à un antibiogramme par diffusion sur gélose afin de déterminer leur
sensibilité à douze antibiotiques appartenant à différentes familles. L’activité inhibitrice des souches de bactéries
lactiques a ensuite été évaluée à l’aide de trois approches complémentaires : le dépôt de suspension « spot-on-lawn
», la diffusion sur disques imprégnés, les tests en puits, ainsi que des essais en microplaques. Parallèlement,
l’activité antibactérienne des extraits de ronce et d’églantier a été étudiée par diffusion en puits, diffusion sur
disques et tests en microplaques, permettant une quantification plus précise de leur effet inhibiteur.
Les profils antibiogrammes ont révélé qu’une grande partie des isolats présentait une résistance étendue,
notamment aux β-lactamines. Les bactéries lactiques ont produit des zones d’inhibition comprises entre 2 et 34
mm selon la méthode utilisée, mettant en évidence un potentiel antagoniste notable. Les extraits de ronce et
d’églantier ont également induit des zones d’inhibition allant de 9 à 25 mm. Par ailleurs, les essais en microplaques
ont permis d’évaluer l’activité inhibitrice des surnageants bactériens et des extraits végétaux en condition liquide,
confirmant leur capacité à freiner la croissance des souches pathogènes. Ces résultats soulignent l’intérêt de ces
agents bioactifs en tant que compléments ou alternatives potentielles aux traitements antibiotiques classiques. |
en_US |