Écriture de l'histoire dans les temples mayas : Archives autochtones de la résistance
Résumé
Pendant des siècles, l'histoire de la civilisation maya a toujours été comprise comme une succession de documents coloniaux et de systèmes de savoir occidentaux qui excluaient souvent les voix autochtones, les transformant en objets passifs d'investigation. Les paradigmes dominants ont trop souvent idéalisé, exotisé ou éludé l'action maya, perpétuant ainsi le mythe d'une civilisation « perdue » et projetant les peuples autochtones comme des vestiges du passé plutôt que comme des communautés dynamiques aux traditions intellectuelles pérennes.
La reconfirmation de la paternité historique est particulièrement prononcée dans l'adoption d'une historiographie visuelle et performative. Par exemple, les fresques murales urbaines de Quetzaltenango, Guatemala City et San Juan Comalapa se sont révélées être des outils importants pour la récupération de l'identité autochtone dans l'espace public. Ces fresques, souvent réalisées par des artistes ou des collectifs mayas, utilisent des symboles précolombiens, des divinités ancestrales et des glyphes pour répondre aux discours nationalistes qui marginalisent ou marchandassent le patrimoine autochtone.
Les principaux objectifs de l'écriture de l'histoire dans les temples mayas, en tant qu'archives de résistance autochtone, peuvent être appréhendés sous plusieurs angles, notamment la préservation du savoir autochtone, le maintien de l'identité culturelle, l'affirmation de la souveraineté et de la légitimité, et la résistance à l'effacement colonial et aux récits eurocentriques.
Le principal problème de l'écriture de l'histoire dans les temples mayas réside dans la distorsion et l'appropriation continues du savoir maya par les histoires coloniales, qui ont aliéné les textes mayas de leurs racines autochtones en les interprétant à travers des cadres eurocentriques. Ainsi, l'étude cherche à répondre aux questions suivantes : que faire face aux récits eurocentriques qui déforment l'histoire autochtone maya ? Comment les archives dynastiques, les croyances religieuses et les systèmes calendaires mayas peuvent-ils être préservés en tant que savoir vivant et patrimoine mondial ? Pour répondre à ces questions, la recherche adopte une approche historique et analytique, s'appuyant sur un cadre théorique et des méthodes interdisciplinaires.
Le corpus de l'étude comprend des archives autochtones d'inscriptions mayas, de codex, de textes monumentaux et de gravures sur stèles, autels, linteaux et murs de temples, ainsi que des chroniques royales et des biographies de rois. En définitive, la recherche démontre que la transmission de la mémoire culturelle entre les générations est une nécessité, malgré l'aliénation ciblée et la répression culturelle de l'histoire Maya.
Les résultats révèlent la vision occidentale falsifiée à travers laquelle l'histoire Maya a été perçue.. Les premiers archéologues ont généralement considéré les écrits mayas à travers un prisme eurocentrique, les interprétant comme des reliques exotiques plutôt que comme un véritable récit vivant de la résistance autochtone. Par conséquent, de nombreuses inscriptions, comme le mythe de l'« effondrement mystérieux » de la civilisation maya, ont ignoré la continuité des luttes et de l'adaptation mayas. Les chercheurs contemporains devraient s'élever pour décoloniser ces distorsions, mais la perte causée par des siècles de fausses affirmations reste épineuse.
Mots clés : Civilisation maya ; Temples ; Résistance ; Histoire






